Test Ariégeoise Mountagnole

8 mai 2014

Jeudi 8 mai, petite trêve pour le vtt. On a laissé le cintre droit au repos et on a enfourché le guidon tordu.
Le temps est correct, direction l'Ariège pour tordre de la manivelle en faisant la reconnaissance de la cyclo sportive ariégeoise sur le parcours de la Mountagnole.
On a de quoi s'amuser avec 110 bornes et 2500 m D+.

Ça sent le bon plan car on se retrouve à 15 au départ. 
Enfin le départ au début... c'est le bistro du village, où débarque de bon matin, de bonne humeur, un bon wagon de cyclistes. Il en sort de partout de derrière les camions.
L'arrêt petit dèj est totalement improvisé, mais tout le monde s'est arrêté en passant.

Autour du café, on y voit clair sur les forces vives du jour.
Christophe, J Luc, Guillaume, Momoye, Jérôme, Xavier, Félix, Didier, Guy, Gérard, Manu, Fernando, Eric, Jacques, et mézigue. 



L'effet groupe règle déjà l'ambiance au beau fixe pour la journée. 
Passé les présentations et quelques bavardages haut en couleurs et joyeux, on oublie de mettre au point les tactiques et la stratégie de course.
Tant pis, on s'éloigne un poil plus tard vers la sortie de la ville, à l'ombre des platanes (y a pas de soleil encore !!) pour détacher les montures et enfiler le bazar habituel.





8h45 on ouvre gentiment les gaz pour la traversée de Tarascon et poursuivre plus loin sur la route parallèle qui passe par Arignac, Ginabat, Prayols, Ferrières et Foix.
C'est plat l'Ariégeoise au début, pas de difficultés encore, à part deux très courtes bosselettes quand on passe Amplaing pour réveiller les muscles et même pas secouer le troupeau.
Entame en douceur idéale pour débuter. Le temps est un peu couvert encore. 
Ça cause et ça chambre dans le peloton, y a des portables et des pompes à vélo qui volent sur les sprints intermédiaires pour faire le panneau à l'entrée des bleds.

A Foix, on se met un petit peu à la grimpette sur la route de Lherm. Une petite montée en régime pour rejoindre la proximité du petit Col du Pas de Teil sur 7 km environ qui sont vite avalés devant. 



Profil un peu descendant ensuite vers Rappy et une petite côte vers Raissac avant de laisser filer jusqu'à Lavelanet. 
Montségur est masqué par les nuages et les Monts d'Olmes retiennent la grisaille qui nous enlève le soleil de ce côté ci.
Côté parcours rien de bien méchant encore, mais le jour de la course, ça va pas causer sur ce premier tiers bien roulant.

On quitte Lavelanet, direction Foix. La route classique sur deux bornes et puis on met le cligno à droite vers Roquefixade.
Voilà une première bosse qui met la pression dans la pompe à injection. Quatre bornes pour rejoindre le village. Les deux premières sont les plus dures. Bon ça monte pas très fort, 5% environ, mais on le monte pas en sifflotant. 



Ça va vite je trouve, et le cardio est d'accord avec moi. Sur la deuxième partie, moins dure, ça faiblit pas jusqu'au village.
Bon ça c'est fait...
On fait la pause photo et ravito. 
Point de vue fort sympathique sur les montagnes et les ruines du château cathare.
Et surtout depuis qu'on est passé de l'autre côté des Monts d'Olmes, le soleil est là. La lumière c'est tellement mieux à vélo.

On enclenche vers la petite descente pour parcourir les patelins qui se succèdent sur une route qui ondule en surplomb de la vallée. Leychert, Saint Cirac, Soula et Montgaillard.
L'ancienne nationale ensuite par Mercus Garrabet pour approcher le dernier tiers de la balade.
Avant Bompas, à gauche toute.
Jusqu'à Arnave, c'est mignon, gentil et presque reposant encore.
Passé le pont au centre du patelin, tu l'as là en face du museau la première vrai tracasserie de la journée.
La montée du Pas de Souloumbrie. Trois bornes et demi jusqu'à Cazenave. 
Avec une belle rampe à rallonge toute droite d'entrée. Dans la série de virages qui suit c'est plus doux mais pas trop. A partir du pont et sur quatre lacets, c'est là que ça pique le plus avec des pourcentages au-dessus de dix et ça continue jusqu'au panneau d'entrée du bourg.
La bosse se fait en mode pas feignant, mais tout le monde en garde un peu sous le pied pour la tamponnade finale. 



On fait un ravito liquide au lavoir avant de terminer la route vers le petit col. Ça grimpe quasiment plus ensuite, une ou deux pentes douces qui passent vite.
Descente sur Verdun pas terrible vu l'état de la chaussée. Ça gravillonne épais sur cette route en plus de descendre fort entre chaque lacet.

Le village de Verdun, la petite liaison vers Les Cabannes et on est au pied du mur.
J'ai jamais trop aimé cette grimpette, malgré que j'y ai habité au pied pendant 10 ans. Peut être parce que je l'ai surtout grimpé en course la plupart du temps.
Difficile, pas des plus jolies, jamais de relâche, cul de sac etc, mais bon faut quand même y aller maintenant. 
On est déjà éparpillé avant d'attaquer. Quelques uns enquillent direct tranquillement, d'autres font la pause ravito, d'autres encore expédient les affaires courantes pour s'alléger au maximum, bref on prend le temps.

La Plateau de Beille est copieux. 16 km pour 1250 m de positif.
Allez go, on est pas d'ici.



On démarre en petit groupe de cinq ou six pour remonter sur l'avant de la troupe. Ça attaque pas trop fort pour se remettre en température.
Trois bornes environ pour rejoindre l'échappée en tête. 
Dans les cols c'est pas évident de rester groupé et chacun prend son rythme. 
Ça temporise un peu, on reste en groupe quelques centaines de mètres. 
Il reste une bonne douzaine de bornes, je me sens bien et un peu plus loin je me mets sur mon rythme haut pour voir comment va la forme.
On n'a pas trop roulé à bloc sur les parties plates et les quelques sur régimes dans les bosses sont loin derrière. 
La pompe déjà marche bien, le cardio est bien au dessus de 90 % tout le long et je baisse pas de régime jusqu'en haut. Y a du jus, c'est rassurant.


Mais Beille reste quand même très éprouvant. Une pente toujours bien présente tout le long des virages en séries sur la première moitié, et plus encore dans la longue partie en forêt avant de déboucher sur le premier plateau. 
Un peu de répit à ce moment là fait du bien. Mais derrière, ça repart pour trois bornes et demi qui demandent encore des efforts. 
Le bon côté de la chose c'est qu'on profite du paysage maintenant qu'on est à découvert.
Seul le dernier km est plus facile, et on peut remettre la plaque si on est pas trop entamé. 

Fin des hostilités devant les bâtiments de la station de ski.
Tout le monde se regroupe au fur et à mesure et la troupe se reforme.
Mon Garmin qui me suit partout me donne 106,5 km - 4h59 - 21,4 km/h - 2500 m D+
Bon parcours que cette Mountagnole. 
Pas très difficile avant les deux dernières bosses, mais ça va rouler fort en course jusqu'au pied. Wait and see.

Sinon Beille c'est sympa là-haut.




La neige est bien présente encore sur les sommets. Le pic du Ruhle d'un côté et le Saint Barthélemy de l'autre.
Grand soleil et bonne température aujourd'hui.

On tarde pas trop pour redescendre.
Dans ce sens ça passe très vite Beille.

Comme d'habitude en bas sur la liaison Les Cabannes Tarascon, il est convenu qu'on déroule peinard pour rentrer. C'est en tous cas la phrase type dans pareil cas.
Bon... y en a qui entendent pas bien certainement ou qui sont pressés d'atteindre la glacière, les binouzes et tout le reste.
Enfin bref, c'était pas feignant le retour, surtout avec vent de face plutôt costaud. Les relais sont appuyés et les guibolles pas à la fête. 
Et du coup ça a un peu pété derrière, mais j'y suis pour rien, j'ai fait que suivre et pour dérouler faudra revenir. C'est plutôt dérouiller le verbe adéquat. 
Bon enfin on se refait pas et je vous apprend rien, en mode cyclo quand ça sent la fin, ça attaque tant qu'il reste un peu de jus.

Après ce retour rapide aux voitures, c'est autour de la table en pierre que ça se finit.
Là non plus, y a pas de tire au flanc.
La consommation solide et liquide est épaisse, copieuse et savoureuse, avec ce qu'il faut de poésie gauloise comme d'habitude. 
On se régale toujours à faire du vélo ou du vtt.
Superbe journée.
Merci à tous pour cette tournée ariégeoise et au plaisir.


► Strava -          Reco Ariégeoise
















































Causerie :

  1. Tu vas nous le fatiguer notre Fefe a la longue, alors molo avec lui please. Bruno

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    1. Il travaille la forme Fefe pour la TransV :-)

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