2000 de Bruniquel

25 mars 2012

Un vtt, du soleil et Bruniquel
Rien qu’avec ces quelques mots, on a tout ce qui démontre que la journée du dimanche 25 mars 2012 a été belle.
Bon je vous livre mes impressions ou mon avis comme d’habitude, que vous n’êtes pas obligés de partager mais que vous allez lire quand même.
Comme quoi vous êtes plein de paradoxe vous aussi !


Des appréciations diverses qui ont je pense été partagées par bon nombre, c’est du moins ce qu’on pouvait penser à l’arrivée au vu des commentaires de plein de participants.

On a tous nos classiques, que ce soit en musique, en film, en sport ou dans plein d’autres domaines.
Aujourd’hui c’est sur le vtt qu’on a revisité une classique.
En début de saison on peut dire que c’est le bon plan incontournable du vtt.
Les 2000 de Bruniquel, un raid connu de partout dans le monde du vtt puisque ça date pas d’hier la première fois où on y a roulé.
21ème édition, en 2012. Et pas des moindres encore.
Tout pour plaire comme d’habitude, mais avec une impression supplémentaire de satisfaction, un bonus qui améliore encore cette épreuve.
A qui la faute ? Facile, un parcours vtt de grande qualité.
Une randonnée ou un raid vtt, l’essentiel c’est le parcours. S’il est réussi, vous avez tout bon.
Alors soyons clair, celui là m’a plu énormément. Je me souviens pas de tous, mais je prends pas de risque en le mettant dans le top 5 des circuits déjà fait là-bas.
Les 2000 au sommet de leur forme.
Plaisir de piloter permanent sur ce tracé. Plaisir visuel aussi… pour peu qu’on lève le nez du cintre de temps en temps.
Ce que m’ont empêché de faire mes compagnons de roulage, la plupart du temps.
Une boucle bien dosée, dans la distance et la difficulté.
Abordable pour tous en adaptant les distances ou l’allure à sa condition du moment.

Y aura eu du Maillon à Bruniquel en 2012.
Un wagon de 19 sur la ligne de départ. Bravo, belle mobilisation. Et tous partants pour le grand parcours.
On y retrouve aussi un paquet de monde qui s’affaire un peu partout sur les divers parkings du site.
L’occasion de retrouver les potes de roulage et de causer vtt (encore) autour du café.
On s’échappe vers 8h30 avec l’objectif de boucler les 65 km prévus.
D’entrée, petite parade dans ce beau village chargé d’histoire pour les quelques 650 vététistes inscrits avant de se diriger vers Montricoux avec quelques belles monotraces pour se mettre dans l’ambiance.
Les files de riders s’étirent tout le long de ce début de parcours. Impressionnant !
On continue tranquillement la ballade dans les sentiers et chemins, et bien vite (normal ça descend), on rejoint les bords de l’Aveyron pour se retrouver sur le ravito numéro un.
12km seulement au compteur. Un peu tôt pour déjeuner et donc on le zappe pour profiter du sentier montant qui arrive.
La montée du Cabéou. Splendide que cette monotrace sauvage.
Bien souvent lors de cette épreuve, c’est un endroit qui fait jeu égal en termes de bouchon avec les heures de pointe de la rocade de Toulouse.
Sauf que là, y a qu’une file, donc faut être encore plus patient. Bon on est quand même bien mieux à cet endroit que enfermé dans sa bagnole.
Ce coup ci, impec. La voie est libre et on se régale encore et toujours à monter ce petit ruisseau asséché.
Profitez de la première partie qui est d’une grande facilité avant de se mettre une bonne suée dans le dernier tiers qui envoi de gros pourcentages au début.
Pour souffler en haut, y a pas mieux que de continuer sur les chemins, pistes et sentiers qui nous rapprochent de Penne.
Avant d’y arriver quand même, faut déguster une grosse descente avec deux temps forts entrecoupés par un bout de route.
Du cailloux un peu partout, des passages techniques intéressants et de bonnes sensations tout le long.
On a fait un petit bonus hors parcours en prenant la variante enduro avant de sortir sur le bout de route.
Là attention, c’est du lourd. Gros passages bien dangereux, avec OTB fracassants
et des grands soleils garantis même en plein hiver.
En bas, il suffit de quelques coups de manivelles pour rejoindre le village de Penne avant de s’engouffrer dans le joli petit single qui remonte sur la plaine.
Le ravito numéro deux nous attend vers le km 30. On prend le temps d’apprécier la variété salé sucré.
Endroit idéalement bien placé et sympathique.

On est 6 à rouler ensemble, et pas dans un rythme qui joue l’économie de carburant musculaire.
Et en plus ce sont les plus vieux qui imprime la cadence le plus souvent.
À mi parcours, on a déjà une superbe trace derrière nous et le bonheur est grand de rouler aujourd’hui.
On poursuit bien souvent dans des monotraces, parfois sur des petites variantes qui ont été ouvertes ou rajoutées
pour donner plus de consistance encore à la variété du circuit.
Le parcours doit plaire à tous car on n’a pas de difficultés insurmontables dans les bosses avec des portages de fou, ou des descentes de la mort.
Tout le long, c’est du ludique, du plaisir de rouler et d’apprécier les divers passages qui s’enchainent naturellement.
Un circuit idéal pour profiter de ce superbe site.
On passe par le petit hameau de Saint Paul de Mamiac
avant de continuer vers Puycelci et Larroque un peu plus loin pour un ultime ravitaillement.
Avant d’y arriver, superbe descente ultra joueuse avec ces virages serrés truffés de roches.
Le final ultra rapide nous envoi plein gaz vers le ravito 3.
Séquence restauration et coup d’œil à la carte du parcours pour visualiser un peu les 15 km restants.
Une belle bosse au programme et quelques morceaux casse pattes qui finissent de fatiguer les bonhommes.
Quand ça descend par contre on reprend des couleurs et on retrouve des jambes.
C’est sur cette partie, où l’on retrouve plein de nouveautés avec des sentiers ouvert récemment par l’organisation.
Ça redonne un coup de boost au plaisir.
La descente finale, avec son fleuve de caillasse qui coule pas tranquillement, doit être engagée à pleine vitesse pour pas trop se faire bouger.
Passé ce dernier moment vibrant, on peut dérouler tranquillement jusqu’au village.

Fin de l’aventure au bout de 66 km avec 1800 m de D+, 4h10 de roulage à 16 de moyenne et 20 minutes d’arrêt.
Attroupement rapide autour de l’aligot et du ravito final pour finir en beauté.
Bravo, réussite totale, grande classe.
Sur vingt et une édition des 2000 de Bruniquel, j’en ai fait 17 ou 18 je crois et je l’ai trouvé vraiment extra celle là.
17 sur 20 d’ailleurs, ça pourrait faire une bonne note qui correspond bien.
Merci à Charly et toute la bande du Stone Rider, pour cette journée splendide en tous points.


Causerie :

Taper la causette :-)