Nauviale & Caussenarde

5 juin 2011

Le week end vtt du 4 & 5 juin 2011, aura été riche en randonnées ou raids tout azimut.
Pour les plus connus dans la région, on peut citer la Caussenarde, la Trace du Sanglier, la Rando Rallye de Nauviale et plus près de chez nous encore, le jeune Roc Montcuquois.
Que du bon donc, et à l’heure de faire des choix ça devient dur de choisir le cap.

Un groupe était sur Montcuq le dimanche, d’autres sur Palaja et pour une douzaine de

Maillons, en préparation pour le Raid des 3 Vallées en juillet dans le Béarn, on avait programmé le week end dans l’Aveyron pour faire la Nauviale le samedi et la Caussenarde le dimanche.
80 bornes le premier jour et 105 le lendemain.
De quoi bien occuper les journées et se mettre le compte au niveau vtt, en émotions et sensations.

L’aventure sur les deux jours pourrait se résumer comme une histoire d’eau, mais une très belle histoire comme on en partage plein depuis les débuts du club et d’ailleurs vivement la prochaine.

Direction Nauviale le samedi matin. Le temps sur Toulouse est correct, le soleil semble se lever et nous accompagne plus ou moins une partie de la route.
Arrivé dans l’Aveyron il se fait porter pâle et laisse la place aux nuages.
À Nauviale, il flotte carrément mais à part ça ça va.
Tout le monde est bien arrivé, on s’attarde sur le premier ravito qui concerne le petit déjeuner.
Copieusement garni en petites viennoiseries à volonté. Ça commence fort le raid.
Faut dire que dehors, le temps n’incite pas à aller rouler. Il pleut fort et le ciel est pas décidé à changer de couleur.

Le départ sera malgré tout donné à 9h, la pluie s’étant bien calmée.
C’est bien trempe et le terrain de la région composé de terre rouge augure d’une randonnée bien boueuse.
Les fringues et le vtt vont à coup sûr changer de couleur rapidement.
Avant de partir, autant préciser ce qu’est la Rando Rallye de Nauviale.
Située dans ce petit village aveyronnais, ça fait 21 ans que le comité des fêtes propose cette randonnée gastronomique qui a la particularité d’aligner beaucoup plus de ravitos que de parcours. C’est assez rare pour le souligner.
80km pour le plus grand et 15km pour le plus court avec 4 circuits intermédiaires pour que chacun puisse faire selon son envie.
Pour les ravitos, c’est du lourd en nombre.
Pas la peine de prendre des barres ou des produits énergétiques, vous avez 11 ravitos sur la grande boucle.
Ça vous en fait un tous les 7 km en moyenne.
9h donc, on est aligné sous la banderole pour se lancer dans le grand bain.
Il pleut un peu mais pas de quoi gêner réellement le roulage.
Le départ ne concerne que le grand circuit, les autres parcours ont un départ différé.
Deux ou trois km de route pour se retrouver dans les chemins et sentiers.
Ça colle pas mais ça glisse, le manque d’adhérence est pas trop pénalisant malgré des pneus pas toujours adaptés aux conditions, et ça passe bien partout.
6 km, premier ravito. Enfin !! On était limite hypoglycémie.
On déguste quelques denrées salées et sucrées, charcutailles, fruits secs, fromage, confiture, on peut faire son choix.
On repart sans tarder, la pluie s’est arrêté et ça devient plus agréable maintenant de pédaler.
On parcourt avec alternance, des chemins ou des routes et quelques monotraces pour passer d’un ravito à l’autre.
5 ou 6 km à chaque fois et c’est a pause pour refaire le plein de charcutaille ou de fromage.
Sur le deuxième ravito, il y a même deux sympathiques sexagénaires (au moins) qui jouent de l’accordéon.

On était 9 Maillons au départ et pendant les premiers km, mais on s’est un peu éparpillés comme d’habitude dès que ça commence à monter un peu.
On roule à quatre maintenant avec Martine, Alain, Julien et moi.
Un rythme de rando en mode un peu moins intense que d’habitude on va dire.
Mais enfin, on se traine pas non plus. On fait juste un poil en dedans, car demain à Millau, il faudra encore avoir des réserves pour enquiller la Caussenarde qui est d’un autre niveau physique.

On poursuit l’aventure entre les ravitaillements.
La première descente sur des petits pavés humides est difficile à négocier et dangereuse tellement ça glisse.
On prend pas de risques inutiles.
On traverse les petits villages de la région comme celui de Saint Christophe Vallon
avec quelques incursions dans les petites ruelles pour se rendre compte du charme de l’endroit, avec des habitations de grès rouge.
Une petite bosse avec un tunnel bien sombre, des chemins entre les villages, on roule plutôt à l’aise et sans trop forcer.
Une première grosse descente accidentée sur Cougouse.
Monotrace plutôt technique sur le haut et grosse pente tout en glisse entre les murets de pierres sur le final.
En voilà une de super. 150 de négatif, ça fait du bien.
Bien entendu, pour se remettre des émotions, un ravito vous attend en bas.
Le périple continue dans la vallée où on peut apprécier des sentiers très joueurs en bordure de la voie ferrée.
On reprend de la hauteur avec bien souvent des passages en portage pour effectuer les bosses, grosses marches ou pente bien trop difficile.
C’est un peu dommage d’en mettre autant sur une rando qui se veut ballade. C’est pas très longs heureusement ces portages.
Les paysages et les points de vue sont toujours superbes et autant en profiter.
Les passages en crête au-dessus de Salles la Source sont excellents, de petites monotraces très escarpées où il vaut mieux poser les roues aux bons endroits.
Tiens un ravito, ça faisait longtemps !! On est à 40 bornes à peine, c’est le cinquième, le sixième, ou le septième, j’en sais rien, pas possible de tenir les comptes à jour, y en a partout et en prime sur celui-là, un joli point de vue sur toute la vallée environnante.

Reprise en douceur toujours en restant sur les hauteurs, pas de difficulté, c’est roulant pour filer la descente suivante qui présente peu d’intérêt, rapide et large avec quelques virages. Bof !
Le village d’en bas c’est Marcillac Vallon, 45 km au compteur.
Un village plutôt important vu de l’intérieur et immanquablement son ravitaillement en produits du terroir.
Il y a même un chanteur local qui crée l’animation. Je sais pas s’il arrivera à percer dans la chanson, mais il est volontaire en tous cas.
On se restaure plus qu’on pédale sur cette rando, c’est aussi un peu pour ça qu’on y est allé d’ailleurs.
Accueil toujours sympathique des habitants qui organisent les festivités pour l’occasion.
Bien allez c’est pas tout de manger mais on n’est pas d’ici.
On sort du bled vite fait pour entamer une bosse. Une vraie bien comme il faut cette fois.
Une piste large et peu pentue au début qui se termine par une monotrace dans les petits cailloux fuyants. Super cette bosse et simple à négocier.
Si par contre vous avez fait une petite hypoglycémie dans la montée, soyez tranquille en haut dans le grand hangar de pierre, on s’active vaillamment sur un autre ravito. Ça fait quatre km exactement que vous avez quitté le dernier. Trop fort.
Sur celui-là c’est grillade à volonté, vin rouge, ratafia et nourriture variée.
La seule chose qui manque sur les ravitos depuis le début c’est du fromage.
Il y en avait sur les deux premiers et puis ensuite plus rien. Bon c’est pas grave, mais ça m’aurait bien plu.
Pour reprendre, on a le choix des parcours. Continuer sur le 80 ou bifurquer sur le 60.
On a encore faim, donc on va sur le 80. C’est une boucle d’une petite quinzaine de km
qui vous éloigne jusqu’à un petit hameau avant de revenir en parallèle sur des pistes roulantes
entrecoupées par un passage bien sympa dans une monotrace boisée.
66 km, un petit bourg enfin et re ravito. Ouf, on devenait un peu faiblard.
Jus de pomme de la région, fameux, et tartines de roquefort au miel, sensass.
On abuse un peu des bonnes choses pour reprendre des forces car y a encore 10 bornes au moins à faire.
Le temps nous a laissé tranquille pour l’instant avec même de bons moments ensoleillés, mais le ciel est de nouveau bien gris.
On redémarre avec du dénivelé négatif. On est à 500m d’altitude et on va plonger jusqu’à 250m dans la vallée.
Une descente rien de trop technique, chemins et monotraces bien propres sur toute la longueur.
Quelques passages un peu joueurs avec une pente importante mais du facile et rapide.
Quand la vitesse diminue, il vous reste un peu de route pour rejoindre le 11ème ravitaillement.
Celui-là, vous êtes obligé de vous y arrêter.
Les dames fort nombreuses, qui s’activent derrière les tables sont équipées de crêpières et surtout elles savent s’en servir.
La pâte à crêpes qui reposent dans les gamelles d’à côté, est fin prête pour accueillir les quelques 600 vététistes qui ont fait le déplacement.
Bon courage mesdames et bravo
Délicieuses crêpes faites devant vous avec de multiples parfums.
On y revient plusieurs fois avec envie et plaisir. C’est le clou de la rando.
La météo qui du coup recommence a lâcher quelques gouttes de pluie vous incite même à prolonger l’instant tellement c’est agréable.
J’ai d’ailleurs trouvé que mes compagnons du jour sont repartis trop rapidement pour effectuer les 3 ou 4 km qui restaient à parcourir.
La ligne d’arrivée est vite en vue devant le camion sono, avec un compteur à 76 km.

La pluie se remet à tomber copieusement maintenant. Direction la douche revigorante pour retrouver de belles couleurs.
Et puis pour faire bonne mesure, n’oubliez pas de faire un petit tour sous les barnums en bordure de la ligne d’arrivée.
J’avais oublié ce dernier point, il y a un ultime ravito. C’est pas onze donc mais douze qu’il y en avait. Terrible !!

Rando Rallye de Nauviale, c’est un nom approprié, on rallie les ravitos entre eux.
Côté vtt, un parcours grand public, relativement facile selon sa condition physique bien sûr,
mais qui mériterait quelques belles descentes un peu plus techniques et joueuses en fouillant un peu la région.
Un peu trop de portage à répétition, peut être voulu mais pas très intéressant.
En tous cas une ballade à faire au moins une fois ou plusieurs selon l’envie.
Bonne ambiance vtt, paysages pittoresques du nord l’Aveyron, et petits villages rustiques.
Avec une bonne dose de soleil et un terrain sec, ce doit aussi être nettement mieux.
Bravo à l’organisation et à tous ces bénévoles qui animent ou ravitaillent les participants.
Merci pour tout.

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Bye bye Nauviale et bonjour Millau

90 km de route environ, on quitte le nord pour plonger plus au sud dans le Parc Naturel des Grands Causses et les Gorges du Tarn.
Installation au camping (du Viaduc), petit restau de proximité où on a nos habitudes
et une nuit rythmée par les gros orages de pluie qui ont déversés une grande quantité de flotte. Ça tombe épais.
Au petit matin, il pleut bon train encore et on n’est pas gaillard pour se lever.
Malgré tout vers 7h, la météo ferme les vannes et on se prépare à rejoindre le départ deux km plus loin au centre-ville.
Plus de pluie et pas beaucoup de monde sur cette Caussenarde,
là où les autres années la foule de concurrents se massait sur la grille, il y a pas foule sur cette 21ème édition.
105 km annoncé avec 2800 m de dénivelé positif.
Un long raid qui se profile avec des données classiques pour une Caussenarde
qui a abandonné depuis deux ou trois années les grands parcours de 125 / 130 km.
8h on est lâché dans les rues en direction de Creissels pour aller chercher une première grosse bosse qui grimpe sur le Causse du Larzac.
On passe de 350m d’altitude à 700m en haut. La plupart se passe sur le vtt sauf les deux cents derniers mètres bien trop accidentés.
En bas de cette côte, mon pneu arrière me la joue dégonflé.
Lui qui ne manque pas d’air d’habitude pour franchir les obstacles.
Crevaison pure et dure. Grosse épine dans le pneu.
Bon c’est ma faute aussi, je roule en notubes et depuis un an que j’ai le pneu environ, je n’ai pas remis de liquide préventif et y avait plus que dale dedans à part une boule de produit sèche.
4 ou 5 mn pour réparer avec une chambre et ça repart.
Entretemps tout le monde est passé et il va falloir s’employer à doubler now.
Du coup je fais la montée un peu en sur régime, le cardio s’affole un peu trop souvent
Sur le haut, on sort sur la crête qui domine Millau avec vue splendide sur toute l’immense vallée.
Le terrain n’est pas trop collant mais le rendement est mauvais sous les roues, la caillasse du causse secoue la machine et il faut de l’énergie pour avancer.
On reste sur le causse pendant les 20 premiers km jusqu’au ravito un.
Mon pneu me fait encore quelques misères durant cette première partie et je dois m’arrêter une fois pour regonfler. Pas très bon ça pour le moral.
On fait la pause ravito et ça repart sans tarder.
Un peu plus loin, faut que je me remette un coup de pression à l’arrière.
Pas terrible ces incidents à répétition, je tente malgré tout de continuer pour voir si ça tient.
Une petite descente gentille se présente. Superbe, belle monotrace pleine de cailloux, emuante et joueuse qui te secoue copieusement.
Je me lance et pan crevaison. Bon... du calme et de la retenue, mais fait chier quand même.
Re chambre à air et emplâtre même car le flanc du pneu est un peu entamé.
Sûrement pour ça que la première chambre a pas tenu. La journée s’annonce un peu galère vu comme ça.
Merci à Stéphane qui m’a laissé une de ses chambres à la première crevaison.
Je repars quelques minutes plus tard et me remet en mode poursuite sans trop la jouer à l’économie.
On passe le village de Pierrefiche pour aller chercher la descente sur les gorges de la Dourbie et le grand plongeon vers le Moulin de Corp.
Sensass celle-là, je la connais pour l’avoir fait deux ou trois fois au moins.
Une bonne pente négative, rapide avec de multiples virages serrés en épingle et des passages très techniques.
Tout se passe à part un ou deux virages tout au plus.
En bas on arrive direct sur le pont qui enjambe la Dourbie.
Pas le temps de souffler, trente mètres de goudron et gaz dans la 2ème grosse bosse.
Enfin gaz, mais pas trop.
Ça monte pas hyper violent mais ça dure longtemps.
Plutôt caillouteuse au début, on progresse sur un magnifique single qui s’élève au-dessus des gorges.
Chaque palier vous fait traverser la route pour repartir en face dans le prolongement.
Superbe à monter. Tout là-haut, vous avez pris 400m de positif.
Quelques morceaux de route et chemins, et vous apercevez Saint André de Vézines.
Chouette ! Ça fait 40 bornes qu’on roule et ça sent bon le ravito.
Perdu, ça sent plutôt une rallonge de moulinage pour rejoindre le patelin suivant.
5 km de chemins et pistes pour rejoindre Veyreau. C’est plaisant certes mais le temps parait très long sur cette partie, l’impression que le ravito n’arrive jamais, surtout lorsqu’on est seul.
J’ai des barres, de l’eau, pas de soucis particulier mais rien ne remplace un bon ravito. 25 km entre les deux ça fait un peu trop long.
Arrivé à Veyreau, je retrouve JMichel qui avait temporisé un bon moment et qui s’interrogeait pour savoir s’il optait pour le 80 ou 105.
Tout en mangeant, on convient qu’à deux ce sera plus facile de partir sur le grand.
Une fois bien rassasié, et alors que Martine et Alain arrive sur le ravito, on repart.
Une boucle en plus de 20 km très roulante qui revient à ce même ravitaillement.
Pas de difficulté particulière, on peut rouler bon train, même si parfois le rendement n’est pas top vu que le terrain est parfois humide.
De sympathiques passages dans les sous-bois et quelques sentiers sinueux.
1h20à peine pour faire le tour et revenir à Veyreau au bout de 21 km.
On a du faire un km de trop car j’ai manqué un panneau sur une partie descendante.
Pas de souci avec le balisage d’ailleurs, il est bien présent avec de gros panneaux et de la rubalise.
On refait le plein d’énergie sur ce 3ème ravitaillement, on est à 65km, il nous en reste 40 pour terminer.
On se remet en selle pour en redescendre aussitôt. Ma journée misérable au niveau des crevaisons continue.
Alors que je reprends le vtt, il est à plat. Bon... du calme et de la retenue, mais fait chier encore.
Une chambre et trois kg de pression plus tard on repart.
Entre temps Martine et Alain, sont revenus de la boucle et du coup on redémarre à quatre.
On met le cap vers les plateaux du Causse Noir en passant d’abord en bordure des Gorges de la Jonte.
Points de vue splendide sur les vallées, on traverse les forêts de pins avec de nombreuses monotraces.
Pas de grosses difficultés sur un décor toujours plein de charme.
Le relief ondule plus ou moins sur les chemins et les sentiers, on alterne entre des parties roulantes et des passages plus techniques en montant ou en descendant.
Toujours un grand plaisir de rouler sur ce site.
Km 87, Puech Margue. Une ferme auberge au milieu du Causse, 4ème et ultime ravito.
On y retrouve Stéphane et Guillaume qui sont sur le parcours 80.
On pioche goulument dans le sucré salé pour refaire le niveau de carburant musculaire.
Les personnes en charge du ravito nous annonce environ 23 km pour finir.
Ce qui fait 110 au total donc. 105 comme annoncé nous aurait suffi, on n’aurait pas porté réclamation.
Bon enfin, on s’y remet sans trop tarder.
Les jambes sont dures et malgré une bonne forme, la fatigue est quand même un peu présente maintenant.
La fraicheur physique a été bien entamée sur ces deux jours vtt.

Le final est pour le coup bien roulant et on peut avancer encore à bonne allure.
Des pistes et chemins biens larges, où on rattrape quelques concurrents.
Les seules difficultés, sont de tous petits dénivelés de quelques dizaines de mètres qui sont pas toujours facile mais qui passent bien.
Avec en suivant une petite pente descendante pour récupérer et relancer la machine.
Pour peu que vous ayez encore du jus, l’utilisation de la plaque est conseillée sur ces parties.
La dernière descente arrive vite, cinq ou six km après à peine.
Gros plongeon sur le village de la Cresse. 850m en haut, 450 en bas.
Entre les deux altitudes, une monotrace terriblement bonne. Ça abuse dans le plaisir là-dedans.
Elle mérite qu'on soit lucide et pas trop cramé et à ce moment-là c’est sensass.
Très remuante avec une pente parfois force cinq, des passages très techniques avec des marches, des grosses caillasses tranchantes, des dévers, des enfilades rapides entre les arbres.
Quelques épingles serrées, des vététistes un peu en vrac aussi parfois qui se mettent à l’abri pour vous laisser passer.
Ça tabasse épais par endroits et on passe à la limite de se prendre une pelle mémorable sur certains passages trop optimiste.
Waouh !! Un grand moment à rallonge.

96 km en bas, on se cale sur une portion de route de cinq ou six km pour dérouler et se remettre des émotions de la descente.
Ça fait du bien.
On retrouve Nicolas qui fait son bonhomme de chemin sur la fin du 80 bornes.
Sacré week end les jeunes du club, 60 à Nauviale la veille, et 90 à Millau. le lendemain.
On peut penser que le final sera roulant, mais on se ravise vite. Arrivé au village de Paulhe km 101,
on revient sur terre pour se coltiner deux ou trois côtes qui font mal aux jambes et au moral.
Je suis pas surpris en même temps car c’est un final que j’ai déjà fait deux fois au moins.
Mais ça oblige à fournir des efforts supplémentaires pas toujours utiles et bienvenus en fin de long raid comme celui-là.
Si vous êtes cramé, c’est à pied sur chaque petite bosse. Et tant que vous ne voyez pas le Viaduc, dites-vous que c’est pas gagné.
Ce qui est intéressant par contre, c’est les descentes qui arrivent quand on bascule à chaque fois.

Enfin au bout de 105km environ, on aperçoit Millau. Après quelques pasges roulants,
il vous reste plus qu’à fondre sur la cité, traverser le Tarn (sur le pont de préférence), et remettre la plaque et tous les pignons à droite pour deux km à bloc dans les avenues de la ville.
Le Parc de la Victoire vous attend pour passer la ligne.
Les données du Garmin concernant le périple vécu, 110 km, 2550m de positif, 6h55 de roulage et 15.9 de moyenne.

Grande Caussenarde en 2011, égale à elle-même, peut être mieux même car ce parcours m’a beaucoup plu sur la totalité.
Pour terminer ce raid, n’oubliez pas de passer par la case restauration où un menu complet vous attend.
La bière est de rigueur bien entendu.
La Caussenarde mérite qu’on y revienne et qu’on en parle.
Le tarif est un peu plus cher que dans la plupart des raids qu’on a l’habitude de pratiquer, mais la prestation est de qualité.
Merci à l’organisation et à tous les bénévoles qui s’activent autour de cette aventure
Bravo à tous pour cette édition.

Pour le club de Cornebarrieu (le plus représenté à Millau d’ailleurs), c’est un week end vtt complet et très réussi.
Vivement la suite.




► Srava -            Caussenarde


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