TransBiking66

30 septembre 2012

TransBiker addict, c'est le diagnostic du spécialiste qui en a vu d'autres.
Et faites gaffe c'est contagieux et ça tendra à se généraliser.
- C'est grave docteur ?
- Non vous faites une dépendance comme des milliers de personnes accros au vtt.
- Ça se soigne, je veux dire… y a un traitement ?

- Non c'est incurable, mais prenez deux TransBiking par an pas plus. Une cure de deux jours de traitement à chaque prise et ça vous sera profitable longtemps.
- Bon merci, j'me sens déjà mieux.

Retour sur ce délice d'automne, pour une deuxième couche de plaisir à grands débattements.
La TransBiking09 avait ouvert le bal de fort belle manière en avril. Fin septembre place à la TransBiking66.
Tracé sur les pentes nord du Canigou, le séjour catalan a confirmé ce dont on se doutait avant d'y aller, à savoir qu'on n'allait manquer de rien à tous les niveaux.
Du haut niveau encore.
Pour ceux qui comme moi ne connaissait pas cette montagne, la promotion va se faire sans difficultés dans l'avenir avec les retours de manivelles des quelques soixante TransBikers engagés.
Et la tentation vers le département 66, va grandir encore pour les amateurs de sensations fortes.


Avant de se plonger dans le cœur de l'action, un petit topo sur les infos générales de ce nouveau weekend mémorable.
Depuis les inscriptions, le fil de l'info circule sur les forums et les sites dédiés.
En ajoutant les news de l'organisation au travers de la communication, on commence à vivre l'aventure longtemps avant le premier coup de pédale.

Le jour J, on débarque pour deux jours qui englobent un séjour vtt plaisir, complet et total.
Deux jours à parcourir les sentiers environnants à la découverte de superbes traces dont certaines n'ont pas dû voir passer beaucoup de vtt.
Peu ou pas du tout ridées, des sentes ouvertes ou emménagées pour l'occasion d'ailleurs et qui maintenant resteront entretenues par les divers passages piétons ou vététistes.
Formule axée sur le vélo de montagne.
Pour la partie vtt, il s'agit de trouver ou de traquer les traces qui vont bien et surtout qui conduisent à coups sûr vers la descente qui va exalter tout le monde,
celle qu'on aime faire soi-même mais aussi et surtout celle dont on est certain que les participants à ce genre d'épreuve adoreront,
et c'est réussi car on est sous le charme bien entendu à chaque descente.
Les descentes, parlons-en.
C'est engagé et du genre orienté plutôt difficile la plupart du temps, mais attention, ça n'a rien d'extrême ou d'infaisable et c'est pas non plus du gros enduro.
Sensations fortes à tous les étages là-bas.
Il faut bien sûr aimer et surtout pouvoir maitriser ce genre de traces, en ayant quand même un bagage technique minimum sinon ce sera plutôt galère,
mais les participants savent tous quelle est leur limite et la sélection se fait naturellement.

Enfin, il faut aussi intégrer le fait qu'on n'aura pas tout le temps le cul sur la selle. C'est inévitable.
Je suis pas fan de portage, poussage, ou du moins je l'étais pas et puis j'ai revu la chose sous un autre angle, justement en participant aux deux TransBiking.
Sur ces épreuves de montagne, il faut pousser ou porter. Et avec un peu de préparation, ça passe impec. Enfin impec, on en bave épais rassurez-vous,
pas la peine d'en mettre plus, mais ça reste faisable encore une fois.
Et c'est donc la contrepartie nécessaire à ses km intenses à dévaler, il faut d'abord aller chercher ces fameuses traces sauvages où on gagne l'extra balle.
C'est le mode TransBiker on va dire, plutôt que de rouler longtemps sur une piste ou une bosse pas trop pentue, vous devez couper court souvent et enquiller une monotrace avec le vtt sur le camelbak.


Le non chrono contribue aussi à augmenter particulièrement le plaisir.
Ici le compteur ne compte pas, et on a le temps de passer les difficultés, même si chacun roule plus ou moins sur son propre rythme.
L'organisation de l'évènement proposé par l'équipe TransBiking est bien sûr des plus soignée avec un suivi au plus près des participants tout au long de la journée,
que ce soit sur les parcours ou en dehors. On a toutes les infos nécessaires en live.
On prend les mêmes et on recommence avec Brice, Hélène, Damien, Laurent, Sylvain, Athanaël, Yann, Caroline, et quelques dames dont je connais pas le prénom.

Hébergement de qualité, au camping du Canigou à Espira de Conflent, on y retrouve les copains venu d'un peu partout en France et la convivialité d'un petit groupe.
Accueil sympathique de tous.
Pour commencer, rien de mieux que de partager un repas réunis autour d'une bonne table bien garnie.
Avant de se faufiler dans les bungalows, Brice nous fait un topo sur le 1er parcours du lendemain.
Le samedi on a droit à du lourd avec le plus gros parcours. 60 km avec 3000m de D+. Bon... ok.
À en écouter la description, ça s'annonce rude et long.
Et pour ajouter au suspense, le temps prévu est incertain on va dire.
Un petit tour au bar, juste pour se mettre la pression et puis au pieu.


Au petit matin avant l'aube, on file au déjeuner vers 6h30.
Départ prévu à 7h30.
On est fin prêt, la plaque TB66 bien en place devant le cintre (N°4 pour moi)
Temps ok, pas de pluie, il fait à peine jour qu'on s'élance en départ plus ou moins libre cette fois. Certains ayant choisi de démarrer vers 7h.
La trace embraye au milieu du camping. Comme au ski, on est au pied des pistes.
On progresse sur quelques km de sentiers déjà sympas à dérouler, quelques passages à gué bien secs encore et la première ascension se profile.
Monotrace bien sûr. On alterne le trio roulage, poussage ou portage. Petit train de vététistes bien disciplinés, ça cause un peu, ça souffle par la bouche aussi déjà.
La température grimpe dans la pente et jusqu'au Pic Marbet (km6) on reste en mode ascensionnel. Dur dur déjà, mais on progresse bien.
La suite est ludique sur le sentier qui serpente avant de plonger plus ou moins rapide sur Balestavy.
Belle première descente, qu'on enquille à quatre ou cinq dans un super rythme. C'est Dédé qui est devant et ça cause plus là. Superbe!


On retrouve sur place Hélène et une partie de l'équipe Transbiking qui nous aiguillent vers la suite du programme.
Déroulage peinard sur la route pour le petit groupe avant de reprendre de l'altitude. Deuxième bosse plus longue, mais qui passe mieux.
Le sentier roule pas trop mal dans l'ensemble avant de revenir sur la piste. On retrouve Damien tout en haut pour un contrôle de passage.
Le ciel est menaçant, il doit être un peu moins de 10h.
On franchit le portillon pour finir la bosse.
À peine arrivé au sommet, et sans préavis, il se met à flotter épais. Le k-way est enfilé dare-dare. Pas question de se laisser imbiber avec ce qu'il reste à faire.
Entame de la descente le long de la clôture. Dommage la vue complètement bouchée.
Single joueur un peu technique parfois, glissant sur la roche, mais pas de difficultés particulières.
Quelques passages un peu trop chauds à la fin avant d'attraper la route au col de la Palomère.
Pas de répit, on braque à droite pour se lâcher dans le négatif suivant.
La descente est superbe, quelques virages serrés sur le haut, de bonnes portions rapides ensuite et encore du bonheur pour perdre du dénivelé, malgré qu'il flotte bon train.
En bas, Yann est présent pour les photos. Pas simple de bosser avec ce temps épouvantable.
Merci d'avance pour les superbes clichés à venir.



Valmanya nous voilà. Il s'agit pas du Dieu de la foudre ou du tonnerre, mais juste le nom du patelin qui arrive après un bout de route.

Ravitaillement 1, km 22, il est un peu plus de 10h30 quand on y arrive à 4 ou 5.
Athanaël et Hélène tiennent la table bien garnie. Toutes sortes de bonnes choses avec du bio, du chaud, sucré, salé, et de la bonne humeur.
On doit juste patienter un peu, pour que Laurent positionné plus haut dans la montagne, puisse nous dire si c'est faisable vu le temps qui persiste à déverser son déluge.
Feu vert quelques minutes plus tard.
On est quelques-uns à tenter le coup et poursuivre vers les hauteurs.
Redémarrage tranquille pour sortir du village, et bien vite on retrouve le single de montagne. Mode portage enclenché rapidement.
Dans le sous-bois sur un bon kilomètre, la progression se fait lentement au rythme piétonnier avant de sortir sur la piste qui permet de dérouler sur 6 km jusqu'au sentier suivant.
Altitude de 1500m à cet endroit.
Monotrace très agréable et irrégulière, mais difficile à rouler la plupart du temps. Caillasse glissante en plus, débauche d'énergie si on veut passer à tout prix.
Mieux vaut en garder sous le pied. On peut malgré tout à certains endroits remonter en selle et profiter d'un joli ride contre les amas de roches.
On n'est pas encore sur les balcons du Canigou, mais déjà la vue par temps clair doit être splendide.
Le temps invariable et égal à lui-même avec cette pluie qui ne cesse jamais.
Deux ou trois cabanes désertes sont présentes au long de l'ascension. On n'est plus que deux à rouler ensemble avec Rider66.
Dédé et Fred si je me souviens bien sont à quelques minutes derrière.


Refuge du Pinatell, 1700m, Brice et Laurent sont là pour contrôler.
On a le choix de continuer vers les balcons ou bien de redescendre directement par la piste vers Valmanya.
Ça ampute le parcours des meilleurs passages en altitude certes, mais vu le temps,
c'est pas vraiment idéal d'aller se rajouter une petite paire d'heure de plus, selon les estimations temps de Brice, pour revenir sur Balestavy, à la fin de grosse descente du jour.
Et du reste le programme n'est pas terminé ensuite car il restera encore une bone quinzaine de bornes en plus, soit deux heures encore.
Le ciel en plus ne veut rien savoir et joue les incontinents intarissables.
On y va donc par le chemin le plus raisonnable et ce sera le bon choix pour tous.
Monotrace plongeante sur 4 km. Sensass tout le long, malgré les énormes pierriers qui sèment le chaos à plusieurs reprises.
On arrive malgré tout à passer sur certains.
Pleins de partitions à jouer dans cette descente. Alternance de rapide, technique, vibrant.
Sur le bas, ça devient plus incertain, bien qu'on se contente de suivre la trace logique,
c'est pas toujours évident sans trace gps de savoir si on est sur le bon sentier et c'est plutôt chaotique le long du cours d'eau.
Mais Brice nous a bien briefé là-haut. Surtout toujours descendre jusqu'à la route et ne pas se remettre à grimper.
Peu après la traversée du pont de bois on se retrouve sur la bonne route pour terminer la descente et revenir au ravitaillement 1 où on peut de nouveau se restaurer.
Tout le monde est déjà passé et a continué sur le shunt du parcours.
Rider66 décide de rentrer par la route, le froid étant trop important pour continuer.
Je continue sur le shunt, enfin j'essaie au moins car ma trace gps déconne sur cette partie et j'arrive pas à trouver la marche à suivre.
Bon du coup, vu le temps qui passe, le temps qu'il fait, le temps qu'il doit falloir pour finir,
et le fait que je me retrouve un peu esseulé sous ce ciel qui en veut décidément aux TransBikers, je garde la route.
Ça m'évite aussi de trop gamberger ou de me refroidir, je file (doucement) par le bitume qui est normalement parallèle au shunt jusqu'à Balestavy
où je suis sûr de retrouver la petite vingtaine de derniers km qu'il reste.
Surtout ne pas se refroidir en descendant la route sur quelques bornes.
Bien couvert et plutôt bien protégé par mon imper, je suis peu mouillé, mais le froid est vite installé si on se laisse aller avec la fatigue en plus qui veille.
Je roule peinard en moulinant, c'est la partie où le froid s'est fait le plus ressentir, mais pas au point de décider de rentrer.
Une fois que le gps me remet sur la bonne trace à la sortie du village de Balestavy, on enquille direct la monotrace.
D'entrée un petit portage de trente secondes, et ça devient roulant sur le sentier ruisselant.


Il reste environ un peu moins de 15 km et entre huit cent et mille mètres de D+.
On chemine sur un superbe sentier en surplomb de la route. Profil en dent de scie cette partie du circuit et toujours un grand plaisir de sillonner ce parcours, malgré ce satané temps.
C'est un régal incessant de dérouler sur cette sente sauvage, pas de grosses difficultés, quelques petits poussages ou portages.
Surtout j'ai retrouvé une bonne température, pas froid du tout, et je garde la forme, pas de grosse fatigue encore.
Une ou deux pâtes de fruit pour éviter les coups de mou. C'est pas un jour où on souffre de la soif vous vous en doutez.
Avec ce qui tombe, on boit peu.
Je gère aussi en faisant gaffe de pas me mettre au tas, pas de prise de risque inutile dans les passages techniques.
Je me doute qu'on n'est pas nombreux sur ce sentier, tout le monde est déjà passé et vaut mieux assurer.
Un bout de piste plus loin, on plonge dans la descente.
On passe en mode régal tout le long vous vous en doutez. C'est fort, intense et turbulent.
Dommage de pas partager ça avec d'autres pour le coup.
Le final de la première partie devient bien technique avec ses multiples virolos vifs et serrés.
On retraverse ensuite une piste pour plonger en face dans les sentes de terre qui s'enroule autour des arbres. Tout en glisse pour une séquence bobsleigh.
Quand ça se calme, c'est la monotrace reposante au bord d'une rigole, avant de piquer un sprint final dans la dernière partie qui vous projette vers Finestret.
Final très glissant au bord du ruisseau, sur les pavés de roches.
Damien est stationné dans le village. Assistance, surveillance, conseil, il vous manque rien à la TB.

Dernière difficulté qui se présente.
Une piste pour commencer. C'est bienvenu, ça permet de dérouler gentil et de se remettre en chauffe.
Et puis, mode pure singletrack encore pour arpenter les sous-bois.
On reste un petit moment à l'horizontale, mais rapidement un dernier morceau de bravoure vous attend.
Quatorze heure environ, et c'est pas l'heure de la sieste. Portage obligé, pas la peine de chercher à pousser le vtt, c'est une échelle bien droite.
Presque quatre courbes de niveau à franchir d'un coup. Pas très large non plus, il faut se tortiller parfois entre les arbres.
On est dans le dur de la fin c'est clair. Trois ou quatre cent mètres d'effort avant de basculer.
Un arrêt pour poser le vtt n'est pas du luxe en plein milieu. Ouf!
En selle pour le final.
Joli dernier morceau cap vers le bas. Ça passe bien, faut juste assurer et laisser glisser.
On se retrouve d'ailleurs sur le premier portage du matin, qu'on apprécie immensément plus dans ce sens.
Sensass encore pour terminer en beauté ce premier jour. Les deux derniers km sont une formalité pour gagner l'arrivée.
Quelle première journée encore !! Il manquait juste la dimension visuelle, mais que c'était bon pour ceux qu'on a pu faire.
Grand parcours, pensé et tracé pour du pur vtt de montagne.
La pluie sur le corps et le soleil dans le cœur avec en gros, des battements de plaisir.
Magnifique.


La suite est de grande qualité pour finir la journée. Après une douche ultra réparatrice, un apéro géant à l'image de cette montagne qui s'est cachée toute la journée.
Un cadeau de la municipalité locale avec une présentation des projets de développement du tourisme vert, surtout vtt pour notre plus grand plaisir.
Tout cela en partenariat avec le camping et une aide précieuse du team TransBiking.
Pour le repas du soir, paella géante, discussion de passionnés, proximité de l'organisation, binouze avant de dormir…
Total régal. Profusion de saveurs locales.
Et puis tout va bien il pleut encore, pour le bonheur des habitants de la région qui n'ont pas vu la pluie depuis des lustres parait-il.
Mais le temps ne change rien à l'affaire, on est bien là où on est.

Réveil un peu plus tard le dimanche. La nuit a été encore copieusement arrosée.
Petit déjeuner vers 7h30.
Le programme du jour est beaucoup plus léger. Un gros décrassage selon des termes entendus çà et là.
Effectivement sur le papier, c'est allégé. 30 bornes et 1500 m de D+. Oui quand même !
On est loin du des trombes d'eau de la veille, mais il pleut toujours un peu.
Le k-way est de rigueur d'entrée cette fois.
Par ici le départ en petits groupes à 8h30.
On déroule tranquille sur la route vers Finestret. Idéal cette entame de 2 km pour se remettre les muscles en état de marche.
Au village, inversion de la trace. Ce qu'on a descendu plein gaz hier, on va le grimper pur et dur.
Première bosse à froid, pas évidente déjà. On en profite en bas, pour tomber l'imper qui vous fait bouillir aujourd'hui. Il pleut à peine et ça surchauffe en dessous.
Trace roulante autant qu'on peut, mais c'est gaillard sur certains passages, et bien sûr le mode poussage portage revient à de multiples reprises.
On jardine un peu avec la trace, rien de bien méchant, c'est surtout un manque de vigilance sur les intersections.
À mesure qu'on avance, le temps s'améliore et on peut enfin admirer la montagne.
On est cinq ou six à rouler de concert.
Sur la partie haute, vous ne rêvez pas, le soleil est là, alors qu'en bas il pleut.
Splendide arc en ciel qui surgit dans la vallée alors qu'on est en plein dans les énormes chaos d'amas rocheux.
Terrible ce visuel multicolore.
Progression hard sur la dernière partie. Terrain hostile à tout roulage. Quelques dizaines de mètres parfois, mais on repasse vite sous le vtt pour franchir la passe.
D'un autre côté, ça lasse le temps d'ouvrir les yeux et de combler les absences de la veille. Superbe !


La descente arrive, agressive sur le début. Enduro carrément sur quelques centaines de mètres.
Yann est posté un peu plus loin à découvert pour flasher tout ce joli monde. Vivement la série de photos.
Et puis, ensuite on tombe amoureux jusqu'en bas. Descente sur Joch, grisante et enivrante comme c'est pas permis.
On dévale endiablés tous ensemble quasiment sur le même rythme. Concentration totale et sensations fortes.
Faut pas se manquer sur certains passages, mais quel pied à rouler ce morceau de 1er choix.
On relâche les freins auprès de Brice, et on retrouve le village pour le ravitaillement 1 qui a été un peu avancé pour des raisons pratiques et liés aux conditions météo incertaines encore.
Il pleut plus depuis un moment, et tout se passe bien.
On se restaure un peu avec les mêmes bonnes choses et ça repart en groupe sur la bosse suivante.
Sacré bosse!
Première partie identique au final du samedi, sauf que le "petit" portage initial se prolonge encore, et encore.
C'est beau mais rude, et ça dure encore après le Pic Marbet qu'on a déjà passé le samedi.
Sentier superbe où se succèdent les passages entre les roches et les couloirs enfouis dans la végétation. Belle variété de traces encore pour remplir encore la musette de bonheur.
On se dirige vite vers la descente qu'on a escaladé la veille… en portage plus ou moins.
Quand la pente s'inverse, gaz vers le bas.
Calibre identique à la première question sensations et intensité dans la magie qui opère.
Laquelle sera le mieux, j'aurais du mal avec le recul à les départager, en tous cas, c'est un must à chaque coup, à chaque virage, derrière chaque marche ou entre deux énormes caillasses.
Elles se complètent à merveille.
Seul deux passages ont trop délicats à négocier.
L'imposante marche fracassée tout en haut et le passage des racines au milieu qui présente trop de risques pour le tenter.
Pour le reste c'est du caviar cinq étoiles, et à rallonge.
Globalement, les descentes sont glissantes mais passent impec.
Le pont métallique trois km bien plus bas marque la fin provisoire des réjouissances.
Sous le village d'Estoher, Laurent, Brice, et quasiment toute la bande est présente pour vous accueillir.
Ils ont dû voir une multitude de mines réjouies au sortir de ces deux premiers tiers de circuit.
C'est la meilleure des récompenses à leur boulot assurément. On ne peut qu'apprécier.



Reprise de la partie de manivelles en traversant le village. On se dirige vers les hauteurs par une route, prolongée par la piste. Ça colle un peu là-dessus.
Avec les efforts de la vielle, je pensais au matin que ce serait plus dur aujourd'hui de tourner les jambes, mais c'est tout l'inverse à mesure que le temps passe.
J'ai de bonnes sensations globalement. Y a de la fatigue bien sûr mais bon ça se passe bien. Faut dire que le plaisir procuré par le parcours fait passer la fatigue au dernier plan.
Absence de lassitude ou de monotonie sur ces pentes catalanes.
En montant la piste, le Canigou est pile droit devant. les balcons qu'on a pas pu faire la veille sont certainement tout là-haut.
Je sais pas si on peut les apercevoir, mais il faudra revenir les visiter un de ces jours.
Au bout de la piste, le petit col des Grecs. N'ayant pas trop regardé la courbe, je suis un peu surpris de me retrouver dans une descente,
alors qu'on devait supporter un dernier portage normalement.
Peu importe, la trace est formelle, c'est la bonne voie.
Petite déclivité rapide et très agréable. Je me laisse même emporter un peu trop à droite sur la trace logique et je suis bon pour un écart de route de plus.
Allez hop 80m à remonter à pince.
Dingue ça ! Je me les fabrique moi-même les portages.
Petit sentier en bas jusqu'à la chapelle, et on retrouve Brice (ou son clone) tellement il est partout sur les points stratégiques. Il nous fait part du topo de la suite.

Le voilà le dernier portage.
C'est pas très long, moins de 500m cent mètres environ, mais il faut rester sous le vélo la plupart du temps.
Passage joli et sauvage, plutôt rude encore pour les jambes, mais ça sent la fin.
À gauche toute, et on se remet dans le sens qui va bien. Ultime descente joueuse, propre, avec ces petits morceaux de pur pilotage en enchainements.
Pas de piège, vous pouvez y aller gaiement.
Yann est perdu dans la végétation, je le vois pas, lui non plus.
Damien est tout en bas sur la prairie déserte et un peu plus loin on retrouve Laurent toujours en poste au village.
Tout le monde est ravi.
Le final classique et reposant pour regagner le camping.
On en termine avec la TransBiking66.
Du plaisir en grand d'un bout à l'autre.



Remise en forme sous la douche obligatoire avant de revenir déguster les multiples délices de la table.
Encore un tour de force réussit sur la qualité de tous les repas.
Tout le petit monde se retrouve autour d'un vrai festin qui transpire le bonheur.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Pour mieux recommencer plus tard.
Et le weekend restera encore comme un souvenir marquant et inoubliable.

Un épisode deux admirable, une suite généreuse à la première en avril, avec toujours des parcours fabuleux, tracés avec une belle maitrise des lieux.
Un découpage idéal des difficultés chaque jour.
Chargé le samedi, allégé le dimanche, et chaque fois les deux premiers tiers qui concentrent les difficultés majeures pour laisser dérouler un peu plus facile sur le final,
et systématiquement, des amours de descentes et tant d'autres belles choses.
Du vtt comme je l’aime. Rude et dur, mais ô combien récompensé quand on enclenche de D-
Ne changez rien.

Il y aura une suite et de (deux?) nouveaux épisodes en 2013. Ça tombe bien, y en a un paquet qui manqueront pas la série.
Il y a quelques années, j'aurais peut-être pas pensé faire ce genre d'épreuve où le portage est obligatoire, la difficulté bien présente tout le long., même en descendant parfois.
Mais la pratique évolue, on recherche aussi de grandes sensations, le plaisir et l'envie de découverte reste intacts et c'est bien là l'essentiel.

Bon ça m'a plu on dirait.
Je dois pas être le seul dans ce cas.
Tout ça pour dire que c'est top. Ce début d'automne en pays catalan aura captivé et ravi tout le monde.
Je salue aussi mes compagnons de chambrée, ainsi que tous les copains que j'ai plaisir à retrouver pour partager ces aventures, ainsi que les nouvelles connaissances que j'ai pu apprécier.

Bravo à toute l'organisation pour ces moments tout simplement superbes.
Les TransBiking ayant cette dimension à procurer du bonheur en grand.
Merci pour tout.

Causerie :

Taper la causette :-)