Saint Micheloise

8 septembre 2013

Si vous êtes à court de vtt, je vous en connais une belle de plus, une splendide même, une tenace aussi, une rugueuse jusqu'au bout encore.

Bref un autre petit coin de nature fabuleux pour poser les roues. C'est une de celle qui saura vous proposer encore et toujours les superbes sensations qu'on recherche dans le vtt, le plaisir de rouler et l'intensité jubilatoire à de multiples
reprises au travers de ces descentes furtives.
Avec des petites traces improbables, clandestines je devrais dire, et à peine visibles même si vous y passez à côté, vous n'allez que vous régaler à dérouler ces enfilades de sentiers.
 

Cours VTT            Patroc10 Passion Vtt

Ça se passe à Cours, dans le Lot... tiens comme par hasard. Donc ce département est maintenant gravement contaminé de splendides parcours vtt.
La Saint Micheloise fait la part belle à la monotrace encore. 

Aussi, accourez d'urgence la faire la prochaine fois.


C'était la 12ème cette année. J'ai loupé les onze premières (couillon), qui étaient toutes sensass au vu des divers avis sur le sujet.
Eh bien je dois dire que celle là pour ma première, j'y mets de suite la note max.
Tant pis pour les autres, mais il était terrible ce parcours.

On fait un bref déplacement depuis le 31 pour se retrouver à six Maillons au départ.
Le temps du jour en a visiblement rebuté un paquet. Certes la météo annonçait quelques averses possibles, mais pas de quoi rester au pieu se la couler douce.
En tous cas, il y a peu de monde de bon matin au village départ. Cent cinquante participant au final.
Accueil, petit déjeuner, causerie avec les copains, visuel de la carte et on file terminer la préparation.
Départ 8h pour le grand parcours de 63 km. 2200 m de D+ annoncé, c'est un bon ratio distance dénivelé.
La réputation de ce raid est connue pour être difficile, donc on s'attend à avoir quelques montées de sueurs à plusieurs reprises.
Profil du parcours en dent de scie, typique de la Vallée du Lot. C'est beau, c'est bon, trop bon même, mais en contre partie, ça use le bonhomme aussi.
Le ciel est menaçant mais la température douce. On est en tenue plutôt légère (avec le k-way au cas où) et ce sera le bon choix.
Allez gaz dans le premier single. On est pas encore sorti du patelin qu'on s'enfouie déjà sous la végétation.
Une descente en guise de hors d'oeuvre pour s'échauffer. Sensations déjà, avant de grimper une première bosse gentille.
On serpente un peu avant de replonger direct dans les pierriers et de la bonne trace sauvage toute torsadée. Super entame.
En bas rebelote, on se met à la grimpette, mais copieuse cette fois pour revenir sur le village.
Quatre bornes tout au plus et déjà deux descentes et deux bosses. C'est dire si ça va être simple l'histoire.
On poursuit vers Saint Michel, les sentiers s’enchaînent parfaitement. Le duo montées descentes est de mise quasiment tout le temps.
Les monotraces sont idéales et nous emmènent chaque fois un paquet de plaisir.



Balisage du parcours avec de la rubalise et le fléchage FFC. On jardine une ou deux fois, mais c'est par manque d'attention ou par trop d'enthousiasme aussi. Les 18 premiers km jusqu'au ravito de Valroufié, j'ai pas vu le temps passer.
Bon... ok, on sent bien dans les jambes qu'on n'a pas fait que du plat, d'ailleurs est ce qu'on en a fait en fait ?
Mais c'est un grand bonheur cette première partie. Gavé de singles en tout genre, dès que ça descend on jubile.
Il faut bien entendu se les gagner ces moments intenses.
Les grimpettes sont rudes, pas très très longues heureusement, mais avec des pourcentages sévères.
Les sentiers et chemins lotois sont comme bien souvent truffés de caillasse, qui s'emploie énergiquement à te pourrir le rendement.
Malgré tout on arrive à grimper presque partout sur ce parcours.
Sauf quand t'es cuit bien sur, mais sinon même les pentes les plus sérieuses ne t'obligent que très peu à pousser ou porter le vtt. 

Depuis le début on roule à trois avec Jacques (qui a enfin mis sont beau maillot) et J Luc. On roule dans le même rythme, en mode tranquille mais pas trop.
On garde surtout à l'esprit que ça va être long et donc vaut mieux la jouer en dedans et apprécier un max. Ce qui de toute façon est le cas d'un bout à l'autre.
La partie suivante reprend sur le même tempo. On escalade une belle bugne, et on se met en ligne pour une nouvelle descente qui va bien.
Les sensations produites par chaque descente sont extra. Il y a là un véritable pactole de traces cachées.




Malgré la flotte de la veille, le terrain est très bon à rouler. Il y a bien une ou deux petites parties un peu scotchantes, mais rien qui soit infaisable, et on charge jamais les pneus.
C'est aussi un atout de plus dans ces terrains rocailleux et calcaire. Ça écoule vite, et du coup, on a un bon grip dans les descentes, même celle qui sont hyper pentues.
Sur la poussière, le sol est fuyant, mais là avec un peu d'humidité, ça glisse certes, mais ça accroche aussi.
On n'est plus que deux à rouler maintenant. J Luc à quelque peu accéléré on va dire, et je m'emploie énergiquement à suivre.
Si l'allure faiblit pas, le plaisir non plus. On s'en gave à chaque partie descendante. Les bosses sont rudes, mais c'est vite oublié une fois qu'on bascule.

Le parcours file vers Savanac et le Moulin de Nouaillac, avant de revenir sur les hauteurs avec un superbe sentier en balcon sur le Lot, qui se poursuit avec de belles liaisons en monotraces, jusqu'au ravito numéro deux. Km 34.
Patrick qui chapeaute l'organisation, est présent. Il navigue sur le circuit, en plus de faire un max de photos à différents points du parcours.



Tiens un mot sur les ravitos. Il fait faim, a force de s'amuser comme des gamins dans les bois.Ça tombe bien, car on se régale aussi autour de la table. Bien garnie, avec charcutaille, fromage, fruits, boisson etc et une mention spéciale pour le pain de campagne. Excellent!

Finit la restauration, on se remet au charbon. On reste sur le plateau au dessus du contour du Lot, la trace sillonne les sentiers et pistes en bordure de différents Mas lotois et nous rapproche rapidement d'une autre descente sensass.
Le ciel menaçait depuis un bon moment déjà et il commence à flotter. Dommage pour la suite.
On plonge rapidement sur le Vers, mais avant d'arriver au bord du cours d'eau, place à une perte d'altitude sérieuse et sans modération. C'est tout bon jusqu'en bas.
La pluie n'a pas l'air de vouloir stopper et s'est même intensifié. Du coup on s'arrête rapidement pour mettre l'imper.
Un bout de route, le pont à droite et la partie continue sur les bords de la rivière.
Chemin tranquille avant de se remettre à la grimpette au dessus du village de Vers.
Y en a de la bosse, faut s'employer vigoureusement bien souvent. Mais là-haut on retrouve le bonheur sur le sentier en balcon.
Une longue monotrace qui tortille jusqu'à Saint Gery en surplombant le méandre. Superbe passage pour du vtt et plaisir des yeux assuré.
On est sur la plaine pour un bon petit moment. Parcours toujours impeccable, varié et fouillé.
Les morceaux intenses, rapides, supers joueurs se succèdent pour descendre.
La pluie rend les choses plus corsées parfois, les sentiers ruissellent, on se crépie copieusement le museau, mais ça passe partout avec un bel amusement. Descente encore tip top pour revenir sur la rivière Vers.
Déroulage peinard en bas sur le chemin avant de reprendre une longue bosse. Ça commence à sentir le cramé dans les jambes.

On rejoint le ravito trois vers le km 51. Une pause de plus pour refaire le plein de bonne chose. Il ne pleut plus et on arrive même à apercevoir un peu de soleil par moments.
La reprise est sévère dans la monotrace. Ça va monter fort et pas sur le vtt pour ma part.
C'est parti pour un bon coup de mou, y a plus trop de jus. Bon faut attendre que ça passe. Mais c'est long et raide jusqu'au bout.
C'était la dernière grosse bosse, mais je m'en souviendrais. Une partie de poussette qui m'a semblé longue, très longue.




Il reste une dizaine de km. Une fois sur les plateaux, les monotraces toujours présentes permettent de continuer la progression.
Le parcours ondule plus ou moins sur les Causses du Quercy. On reperd de l'altitude en vitesse dans un très bon sentier qui descend sur un moulin.
On déroule un peu sur les chemins en bas, les sensations reviennent petit à petit et je retrouve du jus, même si ça reste rude et que la fin sera la bienvenue.
Une grimpette encore pour rejoindre Saint Michel de Cours, après quoi il nous reste environ 4 km pour faire le compte. On aperçoit le village d'arrivée en face.

J'ai l'espoir qu'on ne redescende pas dans la combe qui sépare les deux patelins, car une bosse de plus je m'en passerai volontiers.
On navigue sur les sentiers, dans la prairie, on perd un peu de dénivelé dans un sympathique tout droit hyper véloce et on termine par une monotrace pour remonter à peine au village de Cours.
Fin de la ballade. Trop fort les amis.

Les données du Garmin sont celles annoncées au début. 63km – 5h40 de temps total – 30 mn de pause – 2150 m D+




Quel parcours encore. Un vrai délice de s'engouffrer dans ces multiples monotraces qui alternent impeccablement toutes les sensations qu'on aime.
Certaines sentes fraîchement ouvertes, sont un véritable régal. Des passages entiers planqués sous la végétation, couverts de mousse.
Pas mal de passages dans des tunnels de buis.
Et on en a pour tout les goûts en clair, technique, rapide, trialisant parfois, très étroit certaines fois où il faut calculer au plus juste le passage du cintre.
Des passages hyper pentus aussi, avec l'arrière bloqué tout en dérive. Excellent quoi!

Sans oublier le côté visuel du site, qui bien que peu illuminé par ce ciel chargé, offre déjà de superbes images.

Sur l'arrivée, après un nettoyage corporel de rigueur, on peut continuer la partie de plaisir.
On retrouve les copains, personne tire la tronche vous vous en doutez.
Plateau repas complet, et de qualité préparé par l'organisation.
Melon, jambon de pays, saucisse grillée avec un accompagnement de devinez quoi ?? Moi qui suis astigmate et qui en porte depuis longtemps, put.. j'en crois pas mes yeux, des lentilles. C''est dingue... j'adore ça, et en plus elles sont trop bonnes. Énorme !
Attendez c'est pas finit, avant le gâteau aux noix et le café, il y a le petit fromage qui va bien. C'est un cabécou, le petit fromage de chèvre du coin. Hallucinant!
Tout ça accompagné avec le bon pain du pays.
Du pain à l'ancienne que j'ai connu il y a bien longtemps (mes vingt premières années dans le Lot) et qui continue encore par là-bas.
En clair, tout cela prend une saveur particulière et me ramène dans les années 70-80.

Un grand merci à Patrick et toute l'équipe de Cours Vtt.
Sans y avoir été avant, et avec les retours d'infos actuels qui permettent vite de se faire une idée sur la qualité d'une organisation, je savais que j'allais apprécier. C'est conforme et bien mieux encore sur le terrain.
C'est pas tout d'avoir un site exceptionnel, encore faut il proposer un parcours qui le mette en valeur.
Eh bien, pour le coup c'est plus que réussi. Je sais ce que c'est que d'organiser une épreuve vtt, et on se rend compte du coup, de tout le boulot abattu pour tracer ce circuit, dont l'assemblage est excellent.
On peut du reste suivre tout le travail effectué, et découvrir la progression sur le blog au travers des commentaires et des vidéos. 


Passion quand tu nous tiens !!
Bravo et merci pour tout. Eh les gars le coup des lentilles , trop fort !


La première Saint Micheloise pour moi. Quelle aventure encore!
Je dirais sans prendre de risque que ce sera pas la dernière.
Une seule chose peut vous décevoir en fait si vous venez la faire, c'est le fait de devoir attendre un an pour y regoutter ensuite.

Mais sinon... encore une merveille du Lot.




► Srava -          Saint Micheloise


Causerie :

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